Algoneurodystrophie

Ou « Syndrome douloureux régional complexe ».

Il peut survenir à la suite d'un traumatisme (luxation, entorse, fracture) ou d'une chirurgie et est une des complications les plus redoutées en chirurgie de la main.

Il serait du à l'apparition de phénomènes inflammatoires liés à un désordre du système nerveux autonome sympathique suites aux stimulations douloureuses.

On rapporte des facteurs prédisposants : le sexe féminin, le diabète, l'hyperthyroidie, une dysipidémie, la grossesse, des facteurs psychogènes ( stress, nature anxieuse), … Le tableau clinique se caractérise par des douleurs, des troubles trophiques ( une main oedématiée, rouge ou violette, une hypersudation, une hyperpilosité), un enraidissement articulaire et une impotence fonctionnelle du membre supérieur, à des degrés divers.

Le traitement a pour but de diminuer la douleur et les phénomènes inflammatoires au stade précoce, puis de limiter les séquelles dues à l'enraidissement.
Il comprend : des antalgiques, de la kinésithérapie, des bains écossais, de la physiothérapie, de l'ergothérapie, le port d'orthèse et un soutien psychologique éventuel.
La durée d'évolution est longue (12 à 18 mois), mais si le traitement est pris à temps, la récupération n'est que modérément post posée par rapport à l'évolution normale avec des séquelles minimes ou inexistantes.

Par contre, si le traitement est entrepris trop tard, on ne peut garantir la guérison sans séquelle ( douleur et/ou raideur articulaire à des degrés plus ou moins importants).